vendredi 28 août 2015

LE BILLET DES PARENTS

Nous rentrons de Mayotte ou notre fils Eric, notre belle-fille Nancy et leurs enfants Maxime, Tom, Léon et Angèle nous avaient préparé un séjour époustouflant. Vous avez déjà vu la plupart des lieux que nous avons appréciés.

Nous aurions souhaité vous décrire rapidement la journée du lundi 24 aout la veille de notre retour en France.
Départ du ponton de Mamoudzou à 8 heures au bord d’un bateau de  « Lagon aventure ». Il n’y avait qu’un jeune couple en plus de nous 8. Nous avons contourné la Petite Terre et cherchions des Dauphins quand nous avons vu l’accouplement de 2 tortues.. En effet pendant 2 à 3 mois les tortues s’accouplent puis une quinzaine de jours plus tard se trainent sur plage pour pondre plus de 150 œufs. Dès qu’elles quittent la plage, les mâles les attendent pour s’accoupler et le gagnant aura le plaisir de surmonter la femelle dans l’eau. Lui surnage mais elle est sous l’eau. Dans sa grande bonté ce dernier la laisse toutefois respirer de temps en temps. Apparemment c’est elle qui surveille l’intimité de leur acte car dès qu’elle est remontée respirer avec le mâle sur son dos et qu’elle nous a vu elle a plongé et interrompu sa relation. Le mâle nous avait surement vu avant, mais il nous avait complètement ignorés.
 Plus loin nous croisons des « Dauphins Longs-becs » qui pèsent 45 à 50 kg et se nourrissent de poissons et de calmars nageant à des profondeurs moyennes. Les dauphins à long bec tournent plusieurs fois sur eux-mêmes en l'air après avoir bondi hors de l'eau. On ne connaît pas la raison de ce comportement qui est peut-être une manière de parader ou d'attirer un partenaire ou une façon de déloger les parasites. Ce saut particulier vrillé est très impressionnant et nous avons eu la chance d’en voir plusieurs. Il est très difficile de les photographier
Un peu plus loin des « Dauphins tachetés pantropicaux » les rejoignaient. Ils peuvent peser jusqu’à 12 kg et se nourrissent de poissons plus en surface en particulier de poissons volants que nous avons vu aussi en quantité.
Ces 2 types de Dauphins s'assemblent en vastes bandes de centaines ou de milliers d'individus auxquels se joignent d'autres cétacés et même, sans qu'on comprenne pourquoi, des prédateurs comme des thons.
Après nous avoir longtemps admiré tous ces Dauphins qui devaient être plus d’une centaine nous avons pu voir et suivre des Orques. Notre pilote et guide qui faisait ces « Safaris de la mer »  depuis une vingtaine d’année n’en n’avait que 2 fois auparavant. Autant dire qu’ils sont très rare à Mayotte et que nous avons eu beaucoup de chance
Les mâles mesurent entre 6 et 9 m de long et pèsent entre 5 et 8,5 tonnes  ; les femelles sont plus petites, mesurant entre 6 et 7 mètres pour une masse située entre 3 et 4 tonnes. À la naissance, le nouveau-né pèse environ 150 à 220 kg et mesure entre 2 et 2,70 m de long.
Ce sont des cousins de Dauphins mais n’hésitent pas à se nourrir de Dauphin. Ils peuvent nager à 55 km/h alors que les Dauphins que nous avions vu ne dépassent pas en principe 45 km/h.
Nous avons eu une petite pensée pour ces Dauphins que nous avions vus et qui risquaient gros. Leur technique de chasse est d’essayer d’isoler un dauphin du groupe puis de s’en nourrir, avant de repartir vers le reste des Dauphins et de s’en prendre à un autre.


La promenade en mer s’est poursuivie à la recherche de Baleines que nous n’avons malheureusement pas aperçues.
Pour calmer notre déception notre pilote nous a conduits auprès de l’ilot de de sable blanc du Nord ou ilot des sternes. Les photographies ne rendront jamais la réalité qui nous a réellement coupé le souffle. Une merveille !
L’ilot s’appelle ilot des Sternes car ces derniers s’y rassemblent en nombre. Ce jour-là il n’y en avait pas.
Les sternes sont des oiseaux blancs aux ailes fines, évoquant un peu les mouettes mais beaucoup plus petits. On les appelle parfois « hirondelles des mers » ou « mauves ».
Pour se nourrir, la sterne repère les bancs de poissons et se positionne au-dessus en faisant un vol stationnaire de quelques secondes puis plonge en piqué pour saisir sa proie.
D’après notre guide : Quand des thons sont présents, ces derniers font remonter en surface les petits poissons qui régalent ainsi les sternes.

Cerise sur le gâteau, il y a eu une mise à l’eau de ceux qui voulaient au milieu des « Grands Dauphins ». Ils font 150 à 400 kg, mesurent 2 à 4 mètres à l’âge adulte et peuvent nager jusqu’à 75 km/h. Ce sont des animaux très sociaux qui vivent en groupe de 2 à 6 individus.


Une technique de chasse particulière utilisée par quelques grands dauphins se nomme l'échouement, Les dauphins rassemblent d'abord les poissons à proximité d'une plage sableuse, en nageant parallèlement à eux, puis ils les repoussent sur le sable et les mangent en sortant partiellement ou complètement de l'eau. Une fois nourris, ils retournent vers la mer. Il s'agit d'un comportement qui ne se développe que chez les grands dauphins dont les parents pratiquaient la même méthode de chasse à la plage. Des études effectuées sur l'ADN mitochondrial portent à croire qu'il ne s'agit pas d'une transmission génétique mais plutôt d'un apprentissage par observation du comportement de la mère. Certaines orques utilisent également cette technique.




LE JAQUE

Nous avons découvert ce magnifique fruit de 40 cm de long et 10 cm de diamètre au centre sur un marché. Les plus gros peuvent peser jusqu’à 35 kg !  Nous avons demandé ce que c’était à la « bouénie » qui était charmante et qui en vendait. Elle en a ouvert un pour nous faire gouter. Nous l’avons trouvé bon. Elle nous en vendait un gros d’environ 6 ou 7 kg pour 6€. Comme il ne nous restait ce soir-là que 1 €, Nancy, toujours aussi généreuse, nous a donné les 5 € qui nous manquaient. Tout de suite près à se régaler dès le soir je donne un coup de couteau dedans et je le prends l’intérieur avec 3 doigts. Comme j’avais du mal à enlever de mes doigts la matière filandreuse qui était sous la peau, Christine m’a gentiment écarté pour y plonger ces 2 mains.  Et là catastrophe : Vous souvenez-vous de l’épisode du sparadrap dont n’arrive pas à se séparer dans l’avion allant vers le Tibet. Et bien c’était bien pire. Cette matière collait aux doigts et au couteau, et ni l’eau ni le savon ne permettait de le faire partir. Heureusement celle qui  nous louait le gite est passée par là et  a lever les mains au ciel en disant qu’il ne fallait pas s’y prendre comme cela. Christine est partie avec elle et le Jaque.

La solution était de s’enduire les mains d’huile avant de manipuler l’intérieur du fruit. Mais même en connaissant le « truc » il a bien fallu une bonne heure à 2 personnes pour extraire la partie comestible.
Une fois sur votre table pour le dessert, cela est très vite écœurant  et dans le frigidaire cela parfume tout d’une odeur vite désagréable même enfermé dans une boite en plastique hermétique ! Notre aventure avec le Jaque se termine par le mot « poubelle ». Toutes personnes à qui nous en avions généreusement donné y compris Nancy et nous ont rapidement pris la décision de parfumer la poubelle plutôt que le réfrigérateur !  Donc n’acheter jamais un jaque fruit Jaquier qui est un arbre originaire d’Inde et du Bengladesh (ou il est surnommé le "fruit du pauvre"). 

Christine et Patrick

1 commentaire:

  1. Merci pour ce billet très documenté et très intéressant. Je suis convaincue que vos yeux brilleront toujours à l'évocation future de vos aventures à Mayotte, et au souvenir de ces paysages si incroyables...

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